L’année 2026 bouleverse les codes de la mode masculine. Fini le temps des costumes étriqués et des silhouettes rigides. Les défilés de Paris, Milan et Florence ont envoyé un message clair : place à la liberté, aux couleurs et au confort. Le vestiaire masculin s’apprête à vivre une révolution joyeuse.

Des couleurs qui claquent
Exit les sempiternes tons neutres. Cette saison, les podiums explosent de couleurs vives. Jaune poussin, vert pomme, rouge vermillon, bleu cyan… Les créateurs n’ont pas lésiné sur l’intensité. Chez Dior Homme et Louis Vuitton, ces pigments saturés réveillent les looks les plus sages.
Cette audace chromatique s’invite également dans les collections à prix accessibles. Le sweat à capuche oversize bleu électrique en est l’illustration parfaite : une silhouette décontractée qui laisse le corps respirer, associée à une teinte intense qui ne passe pas inaperçue. La collection de vêtement pour homme BZB permet ainsi d’adopter ces nouveaux codes stylistiques sans dépasser son budget.
Pour l’automne-hiver, c’est le lie-de-vin qui s’impose. Cette teinte entre rouge et violet se porte même en total look chez Willy Chavarria et Zegna. Un pari audacieux qui fonctionne.
L’ère du confort assumé
Les vêtements respirent enfin. Face au réchauffement climatique, les créateurs ont compris l’urgence d’adapter les collections. Résultat ? Des vestes sans doublure, des pantalons fluides, du lin et du chanvre partout.
Les chemises atteignent désormais les cuisses, voire les chevilles. Chez Prada et Loro Piana, ces longueurs extrêmes optimisent l’aération. Malin. Les pantalons larges suivent le mouvement dans des tons gris, marine ou kaki. Le layering devient un art où chaque couche compte.
Le preppy fait son comeback
Les cardigans reviennent, mais rétrécis. Cette tendance preppy joue avec les codes : cols en V, gilets à losanges, pulls seventies. Fiorucci et Sean Suen les proposent ultra-moulants pour un effet contemporain.
Les mailles adoptent un côté « tricot de mamie » attendrissant. Motifs floraux, scènes pastorales, teintes pastel… Prada et Maison Margiela signent des pièces délicates qui fonctionnent en toute saison.
Le short s’affranchit
Deux extrêmes cohabitent. D’un côté, les micro-shorts années 80 qui ne cachent rien. De l’autre, les « mega shorts » XXL qui ressemblent presque à des jupes. Chez Prada, le short gonfle légèrement façon rétro. Chez Dior Homme, il devient géant avec une coupe en A prononcée.
Cette pièce quitte la plage pour investir la ville. On l’associe même à des vestes structurées. Osé mais efficace.
Le pyjama sort de la chambre
Dolce & Gabbana a fait fort : des ensembles pyjama rayés brodés de cristaux. Giorgio Armani et Hermès déclinent la chemise de nuit en pièce du quotidien. Cette tendance « palace » traduit notre besoin de confort.
Les robes de chambre en soie, les kimonos brodés, les pantalons à taille élastique… Le vestiaire se détend complètement. L’élégance n’exclut plus le moelleux.
Les rayures partout
Marinière, tennis, pyjama… Peu importe l’origine. Les rayures colonisent absolument tout. Costumes, chemises, pantalons, tricots, maillots de bain. Junya Watanabe et Saint Laurent en font leur motif signature. Verticales, horizontales, fines, larges : tous les formats passent.
Le cuir se réinvente
Le blazer en cuir devient incontournable. Fursac, Lemaire et LGN Louis Gabriel Nouchi le proposent avec un jean pour un look urbain. Les pantalons en cuir reviennent aussi, mais cette fois dans des coupes amples. Hermès et Celine privilégient le noir classique. Acne Studios et Martine Rose osent le skinny version 2.0.
Des accessoires qui changent tout
Les tongs deviennent chic. Hermès et Louis Vuitton les déclinent dans des matières nobles, parfois en fausse fourrure. On les porte même avec un costume. Le style relax n’a jamais été aussi assumé.
Les gants gonflent chez Dior Men, les cravates reviennent chez Fursac. La Gen Z redécouvre ces classiques et les réinvente. Court, rayé, coloré : tout est permis.
Les imprimés qui marquent
Le velours fait son retour triomphal. Amiri, Willy Chavarria et Hermès le déclinent sur des costumes entiers. Pour débuter en douceur, tentez une surchemise ou un pantalon avant le total look.
Le tartan réapparaît chez Ami, le léopard envahit les manteaux chez Lanvin et Dolce & Gabbana. Si ces motifs vous intimident, adoptez-les d’abord en accessoires.
Le néo-dandy s’affirme
Les vestes de régiment ornées de tresses font sensation. Kenzo et Craig Green puisent dans les archives militaires. Les blouses à col lavallière ajoutent une touche romantique. Les costumes mixent les genres : pantalon sobre plus veste colorée. Dior Men et Kenzo maîtrisent cet exercice.
Le rose s’invite massivement. Pastel ou fluo, il signe une masculinité décomplexée.
La transparence séduit
Les chemises vaporeuses chez Wales Bonner, les tops en voile chez Saint Laurent… La transparence devient une arme de séduction. Le nylon se fait chemise ou top. Les pardessus ultra-légers se multiplient. Pratique pour les averses sans sacrifier le style.
